Le métier de charpentier est fait de précision, de force et de travail en équipe. Un assemblage qui ne reprend pas bien les charges, une pièce de bois d’une qualité moindre et c’est l’ensemble de la structure qui est à revoir.
Je l’ai d’abord découvert au cours de mon apprentissage à Rennes, période pendant laquelle j’ai décidé de m’engager sur le Tour de France.
J’ai ainsi pu parcourir les différentes régions, et remonter vers le nord hors de France, et appréhender les différentes approches pendant 6 ans, en passant par Angers, Pontarlier, Bayonne, Bruxelles ou encore Saint-Etienne.
Cette itinérance m’a permis de me confronter à toutes les facettes du métier, de la charpente traditionnelle bretonne et ses assemblages à la tire, au levage de bâtiment agricole dans l’Anjou et de la coordination qu’il nécessite, ou encore à la charpente à faible pente du sud de la France et la lutte pour l’adaptation au changement climatique dont elle est l’emblème.



J’ai découvert les spécificités locales, des techniques particulières, des choix de matériaux propres à chaque région.
Et le rythme sur le Tour, avec les changements d’entreprise tous les 6 mois, a développé ma capacité à m’adapter rapidement aux fonctionnements des différentes embauches et spécificités propres à la région. Une accumulation d’expériences, de connaissances et de rencontres qui, aujourd’hui encore, me font progresser !
Le Tour de France est une formation professionnelle riche et variée, mais aussi et surtout une aventure humaine avec des valeurs de fraternité, de rigueur et de travail d’équipe, car ensemble nous allons plus loin.

Marius VETIER
Compagnon formateur charpentier












